
Un choix responsable et durable mais le magazine ne change pas : des histoires provenant des pays où nous intervenons, nos événements en Suisse, des articles sur des sujets que nous retenons importants et quelques curiosités.
Il vous suffit de le « feuilleter » pour en savoir plus.
Photo : Paolo Ghisu
L’éducation à la paix dans les écoles genevoises contre toutes formes de discrimination.
Récemment, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a alerté sur la persistance du racisme en Suisse. Dans le domaine de l’éducation, ce rapport dénonce des cas de discrimination raciale qui se manifestent à tous les niveaux, notamment dans le harcèlement, les insultes et l’utilisation de matériel scolaire stéréotypé. Dans le but de répondre concrètement à ce défi persistant de notre actualité, nous avons élaboré le projet « L’éducation à la Paix à travers diverses formes d’art, pour la cohésion sociale dans le contexte scolaire », qui promue une culture de la paix, de la cohésion sociale et du dialogue dans les écoles du canton de Genève. Notre intervention a été développée en partenariat avec l’Université de Genève et la Fondation École de la Paix de Monte Sole et se déroulera sur 12 mois à partir du mois d’août 2024.
Le projet s’appuie sur notre solide expérience en matière d’éducation à la paix, développée depuis 2016 dans différents contextes où nous intervenons, tels que le Mozambique, l’Italie et la Tunisie.
Une approche participative distingue notre intervention. En effet, tous les participants, élèves et enseignants d’écoles primaires et secondaires, seront encouragés à proposer eux-mêmes les sujets de réflexion et de discussion.
L’objectif de notre projet est de cultiver une prise de conscience aux questions qui alimentent les discriminations parmi les élèves et les enseignants. Grâce à des ateliers artistiques, qui comprennent des activités telles que le théâtre, l’écriture collective et l’art collectif, les participants sont encouragés à développer l’empathie, la conscience de soi et des autres et la compréhension des différentes perspectives.
À travers ces différents moyens d’expression, ludiques, narratifs et imaginatifs, et en s’appuyant sur des expériences de la vie quotidienne, nous visons des objectifs concrets et durables pour déconstruire les stéréotypes et contribuer à la cohésion sociale.
Avec notre projet, nous aspirons à promouvoir un environnement inclusif et respectueux au sein de la communauté éducative genevoise, où chaque individu est valorisé et où la diversité est célébrée.
Ce projet est né grâce au soutien de différentes entités locales, fondations et institutions. Grâce à eux, 230 élèves au sein de deux établissements de Genève sont déjà impliqués dans notre intervention.
Aidez-nous à en faire plus, soutenez notre projet pour qu’un plus grand nombre de jeunes apprennent à gérer les conflits de manière pacifique.

Chiara Quintavalle
Directrice
Nous cherchons des partenaires pour notre projet !
Connaissez- vous une entreprise qui souhaite s’engager dans sa région pour améliorer la vie de ses concitoyens ? Contactez-moi au 078 7839412 ou par mail à l’adresse chiara.quintavalle@helpcode.ch
Au début du mois d’avril, lors de vacances en famille au Népal, je suis allée dans plusieurs écoles soutenues par Helpcode dans les régions de Katmandou, Chitwan et Makwanpur.


Les drapeaux nationaux ont des significations bien définies et reflètent la culture, l’histoire et la géographie des territoires et des populations qu’ils représentent.
Nous sommes heureux de partager avec vous notre engagement à créer un avenir meilleur pour les enfants au Népal grâce à notre programme de formation des enseignants.


Être parent, c’est entreprendre un voyage magnifique et aventureux, riche en émotions mais aussi complexe et non dénué d’obstacles.
Le petit avion del World Food Programme, transportant une quinzaine d’agents humanitaires, survole la région d’Afungi, la base opérationnelle de Total près de Palma, à Cabo Delgado, au nord du Mozambique.


Comment êtes-vous entré dans le monde des ONG ? Est-ce que votre passion pour la photographie est née avant votre intérêt pour le domaine de la coopération ?
Quand j’étais enfant, je feuilletais des livres de photos, des atlas et je regardais des documentaires à la maison et chez mes grands-parents. J’adorais les images et je rêvais de mondes lointains. Quand j’avais 14 ans, mon père a acheté un appareil photo analogique et j’ai commencé à l’utiliser. Mais la photographie n’était qu’un passe-temps jusqu’à il y a quelques années. Lorsque j’étais au lycée, c’était l’époque des manifestations de Seattle et du G8. J’étais intéressé par les questions mondiales, et voulais comprendre les causes des inégalités. À l’université, j’ai étudié économie et relations internationales. Après mes études, j’ai commencé à travailler dans le domaine de la coopération internationale avec différentes ONG. L’appareil photo était toujours avec moi. Les photos que je prenais étaient une sorte de journal de bord : elles m’aidaient à garder des souvenirs. La photographie m’aidait à mieux observer les choses, à les comprendre. Mais ce n’était qu’un passe-temps. Il y a quelques années, alors que je vivais au Mozambique, j’ai décidé de transformer cette passion en travail. Je me suis mis au travail et j’ai réalisé mon premier reportage, « FULLY BOOKED », sur la vie à l’intérieur du Grande Hotel de Beira, l’un des bâtiments squattés les plus peuplés au monde : en un rien de temps, la photographie et la vidéo sont devenues un travail.
Quelle est la difficulté principale lorsqu’on travaille dans des contextes d’urgence ou de post-urgence comme celui de Cabo Delgado ?
Au-delà de la question de la sécurité, étant donné que certaines zones de Cabo Delgado où j’ai réalisé mon dernier reportage sont des zones instables, il m’arrive parfois de penser que ce que je fais est inutile ou envahissant. Cela m’est arrivé par exemple à Mueda, il y a quelques semaines, alors que je photographiais un bébé dans les bras de sa grand-mère. Pendant que je prenais la photo, le bébé s’est retourné et j’ai vu que la petite fille souffrait de malnutrition. Je me suis figé. Je me suis senti inutile. Mais cela n’a duré qu’un instant, car je suis conscient de l’importance de documenter ces réalités.
Quel est, selon vous, le plus grand pouvoir de la photographie ?
Les images rendent la réalité tangible aux yeux de ceux qui les regardent et sont importantes pour révéler certains problèmes, sans avoir à les commercialiser ou à les banaliser. Elles permettent d’essayer de faire évoluer les choses. Il est clair qu’il faut photographier en respectant les personnes qui se trouvent devant vous. J’essaie toujours d’y aller avec prudence et délicatesse, de lire et de comprendre les gens. Je passe du temps avec eux, je leur parle, je les mets à l’aise. Ce n’est qu’en créant une relation de confiance que je peux photographier et raconter des histoires à travers les images.

Dans un monde de plus en plus complexe et difficile à gérer, il est facile de se convaincre que nous ne pouvons pas faire grand-chose pour les autres, en particulier pour les personnes qui sont loin de nous et de notre réalité.

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