À cause de la pandémie, nous vivons une crise sanitaire, économique et sociale qui engendre des incertitudes quant à l’avenir de tous. Les immenses difficultés et les restrictions durent désormais depuis de trop nombreux mois et il est difficile d’imaginer quand tout cela pourra se terminer.

À ce jour, plus de 6 mois après la déclaration de pandémie par l’Organisation mondiale de la santé, 850 millions d’élèves sont encore chez eux, soit près de la moitié de la population scolaire mondiale, selon les données de l’Unicef.

 

En Suisse du moins, nous avons pu nous réjouir du retour à l’école des enfants, en dépit d’innombrables obstacles. Au cours des derniers mois, la technologie a pu venir à l’aide des familles mais, bien que fondamentale, elle ne peut constituer qu’un substitut limité de l’expérience en classe, faite de moments incontournables de sociabilité.

Au Mozambique et en République démocratique du Congo, les écoles sont même encore fermées, car les gouvernements nationaux continuent de reporter la réouverture par crainte de l’incidence qu’une augmentation des cas aurait sur un système sanitaire inapproprié. Dans la partie la moins chanceuse du monde, l’enseignement à distance est très difficile à mettre en place, si ce n’est impossible.

 

Au Mozambique, pour de nombreux enfants, le seul repas garanti de la journée est celui de la cantine scolaire. Déjà avant la pandémie, des phases de sécheresse alternées à des périodes d’inondations ont détruit les récoltes des champs et affamé des familles entières. Aujourd’hui, la fermeture prolongée des écoles a aggravé encore davantage la situation.

 

Dans les pays fragiles, comme le Mozambique, les familles sont amenées à éloigner prématurément leurs enfants, même à peine adolescents, pour avoir une bouche en moins à nourrir. Notre équipe de Vilankulo a constaté plusieurs cas de couples très jeunes qui vivent comme s’ils étaient mariés pour s’aider mutuellement. Il est peu probable que l’un d’entre eux retourne un jour à l’école.

 

Pour empêcher la perte de toute une génération, il faut avant tout partir de leur famille d’appartenance et leur offrir une aide économique et alimentaire. En parallèle, un travail de sensibilisation sur la prévention de ces phénomènes est nécessaire.

Il faut, ensuite, penser à la sécurité des bâtiments scolaires. De nombreux établissements scolaires sont dépourvus d’eau courante et de services d’hygiène appropriés : sans eau ni savon, la prévention est impossible. C’est uniquement en équipant chaque établissement de stations de lavage des mains que nous pouvons en faire des lieux sûrs à fréquenter.

 

Un enfant mozambicain utilise une station de lavage des mains. Février 2020.

 

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